Comment investir 200 000 euros ?

Avoir 100 000 euros à placer, ce n’est pas sous le sabot d’un cheval ! Soit vous venez d’hériter ou avez bénéficié d’un don, soit votre employeur vous aime ou, autre possibilité, vous avez joué à l’écureuil et souhaitez maintenant gérer au mieux vos réserves durement accumulées. À ce niveau d’investissement, il est nécessaire de porter une attention particulière à la fiscalité, car l’appétit des autorités fiscales peut réduire considérablement la rentabilité d’un produit.

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Exemple avec les sociétés d’investissement immobilier civil (SCPI), un investissement qui offre une rentabilité brute de l’ordre de 4,5 %. Si vous êtes assujetti à 41 % du barème progressif de l’impôt sur le revenu, il ne vous restera qu’un peu moins de 2 % après avoir perçu cet impôt et les impôts de sécurité sociale. Et encore une fois, sans tenir compte de l’amortissement des frais d’entrée ! Ou l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) si la pierre est un élément important de votre richesse.

Plus vos actifs sont élevés, plus vous devrez vous éloigner des investissements de distribution, dont les intérêts sont imposés annuellement, pour vous orienter vers des produits de capitalisation, dont les gains sont automatiquement réinvestis. L’objectif ? Limitez la charge fiscale. Et profitez d’un effet boule de neige puisque les produits réinvestis apporteront à leur tour des gains. Rien ne vous empêche cependant de récupérer vos fonds. Mais, avec les produits de capitalisation, tout retrait est composé d’une part d’intérêt, généralement imposable à l’impôt sur le revenu, et d’une part du capital, exonérée d’impôt. C’est le cas des SICAV de capitalisation, des contrats d’assurance-vie… Quant à l’immobilier, il sera notamment envisagé dans le cas du financement par crédit ou de la réalisation de travaux, des dépenses dont la déduction vous permettra d’atténuer la lourde imposition des loyers.

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Tu l’as compris, c’est mieux chercher à réduire les impôts sur les investissements adaptés à votre profil plutôt que jouez à la carte de l’exonération fiscale sur les produits inadaptés ! À noter : le plus la richesse augmentera, plus le problème se déplacera de l’impôt sur l’impôt sur le revenu sur la fortune immobilière.

Le débutant fait appel à un professionnel

Gestion gérée. L’assurance-vie est une enveloppe avantageuse adaptée à tous les budgets, mais avec une telle somme, notre débutant doit diversifier ses investissements au-delà du fonds en euros. Ce n’est pas toujours facile, surtout si vous ne voulez pas trop vous inquiéter des informations financières. Heureusement pour notre épargnant, les distributeurs d’assurance-vie misent de plus en plus sur la gestion gérée, également appelée gestion mandatée ou délégué.

Le principe ? L’assureur passe un accord avec une ou plusieurs sociétés de gestion, qui attribueront et arbitreront les sommes investies au lieu de l’épargnant. La tranquillité dépend de vous d’esprit, d’autant plus que la gestion mise en œuvre doit être adaptée à votre profil de risque. Mais cette formule présente également certains inconvénients. Comme vous n’avez aucun contrôle sur les investissements réalisés, si le les performances sont décevant, vous ne vous en rendrez compte qu’après coup et n’aura pas d’autre choix que de mettre fin au mandat. Ensuite, cette option a un coût, variable selon le contrat, qui s’ajoute aux frais de gestion annuels. Enfin, certains assureurs exigent un montant minimum pour accéder à ce mode de pilotage, mais avec 100 000 euros, ça devrait être une formalité !

Quelques notions sont nécessaires avant pour franchir cette étape. Tout d’abord, d’un contrat à l’autre, le nombre de profils proposé sera très variable (entre trois et dix). En outre, pour le même terminologie (par exemple, « profil équilibré »), vous serez en mesure d’accéder des indemnités très différentes. Il est donc nécessaire de vérifier la composition cible du portefeuille. Sachez également que pour la partie « sans risque », certains assureurs adopteront le fonds en euros alors que d’autres s’intégreront supports boursiers à très faible risque. La sécurité n’est évidemment pas Ce n’est pas pareil…

Les frais de gestion constituent un autre point important. Quelques les contrats rares vous donnent accès à une gestion gérée sans frais généraux. Sur Internet, la règle se situe plutôt autour de 0,20% de plus par an, ce qui est toujours raisonnable. Au-delà, ce sera autant de performances supplémentaires que le manager devra faire pour maintenir ses résultats. Détail non négligeable : certains perforent ce coût uniquement sur la part en unités de compte, d’autres sur l’enveloppe entière, fonds en euros inclus. Enfin, les robo-conseillers (analyse par algorithmes) facturent des frais annuels plus élevés mais investissent eux-mêmes dans des médias très peu chargés.

Notre sélection : Boursorama La vie de la banque Boursorama (avec Edmond de Rothschild AM) ; Future Power LifeInsurance.com (avec Fidelity International) ; Altaprofits @Vie Securities (avec Lazard Frères Gestion ou Lyxor AM) ; Yomoni Life of Yomoni (Yomoni).

L’ultra prudent choisit visibilité sur le stock

Des produits structurés. marché Appelez-les comme vous voulez : formule, promesse, fonds structurés… Quel que soit leur nom, ces produits à la réputation sulfureuse ne connaissent plus autant de succès qu’ils l’étaient dans les années 1990, mais ils continuent d’attirer des épargnants avertis au risque grâce à un argument imparable : obtenir les gains de la Bourse sans pertes ! En fait, c’est un peu plus complexe… Avec ces produits, vous savez dès le moment où vous vous abonnez à quoi vous attendre puisque le résultat final est conditionné par une formule. Par exemple, si l’indice CAC 40 est en hausse sur un an, vous gagnez un coupon de 5 %. Ils ont également une durée de vie limitée, entre cinq et huit ans, souvent avec des portes de sortie anticipées si certains objectifs sont atteints.

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Les produits actuellement en vogue sont les « appels automatiques », qui fonctionnent tous de la même manière, avec quelques variantes. Leur performance est basée sur celle d’un indice (l’Euro Stoxx 50 par exemple). Chaque année, à la date anniversaire, la performance de l’indice est enregistrée. En cas d’augmentation, le produit est remboursé à l’avance par un coupon fixe. Sinon, il continue son existence jusqu’au prochain anniversaire, etc. Si le produit atteint sa fin, une protection est assurée en cas de chute des marchés : les épargnants sont remboursés entièrement de leur capital tant que l’indice ne baisse pas trop (30 à 40% en général). Dans le cas contraire, la perte est subie en totalité.

Bien choisis, ces produits vous permettent de faire quelques « clichés » tout en limitant la prise de risque. Mais leur qualité est très variable. Premier aspect à prendre en compte : le la lisibilité de la formule. Vous devez en saisir tous les tenants et les aboutissants et comprenez ce que vous pouvez perdre si le pire des scénarios se réalise. Vérifiez également la composition de l’indice sur lequel la formule est basée, certains designers peut être très créatif. Et gardez à l’esprit que c’est malgré tout, un investissement boursier qui pourrait entraîner une perte en capital ! Enfin, si vous placez ces produits dans une assurance vie, l’enveloppe est toujours déduite du capital, même lorsque la garantie est activé.

Gagnez moins de revenus pour ne pas attirer les autorités fiscales

La propriété nue . Ce concept est tentant pour notre épargnant, car il nous permet d’investir dans l’immobilier locatif sans percevoir de loyers et donc sans payer d’impôts. Le principe est très simple. Vous achetez les murs et abandonnez temporairement, pendant quinze à vingt ans en général, l’utilisation du logement, le plus souvent à un propriétaire social. À la fin de cette période, vous récupérez l’usufruit du bien et pourrez ensuite y vivre, le louer ou le revendre.

Mais, dans un premier temps, vous aurez bénéficié d’une réduction de 40 à 50 % à l’achat vous permettant d’investir sans difficulté avec seulement 100 000 euros. De plus, pendant la période de location, vous ne serez pas soumis à l’impôt sur le revenu ni à l’impôt sur la fortune immobilière. Quant à l’imposition du gain en capital, son calcul est avantageux : bien entendu, vous aurez bénéficié d’une décote élevée en n’acquérant que la simple propriété, mais la valeur prise en compte pour le calcul de la plus-value sera celle de la pleine propriété au moment de l’achat.

Enfin, vous devez savoir que rien empêche la revente de la propriété avant d’en récupérer la pleine propriété : le la réduction que vous avez reçue sera alors réduite en fonction du nombre années précédant la disparition de l’usufruit. Il y a toujours une difficulté : trouvez ce type de produit, assez rare sur le marché. Parmi les acteurs : 2I2P Conseils, Perl. Mais de nouveaux acteurs font leur apparition dans le secteur, notamment Agarim ou Monetivia.

Le non-imposable veut rester ainsi

assurance vie. L’ S’il ne veut pas perdre son statut privilégié en tant que contribuable non imposable, notre profil n’a aucun intérêt à investir dans un investissement qui distribue un revenu imposable régulier. Il doit suivre une logique de capitalisation. L’assurance-vie est idéale, car elle lui permettra, dès que le contrat aura huit ans, de récupérer une partie de ce capital en évitant la case d’imposition. Le seul impératif : calibrer les rachats afin que la part d’intérêt ou le capital boursier ne dépasse pas 4 600 euros pour une personne seule ou 9 200 euros pour un couple par an. Toutefois, il est impossible d’échapper aux prélèvements sociaux de 17,2%.

Dans cette perspective à long terme, notre épargnant a intérêt à privilégier un contrat multisupport, avec un bon fonds en euros mais aussi une gamme d’unités de compte pour diversifier ses investissements. Autre critère à étudier : les coûts, car à long terme, ils peuvent gravement pénaliser les performances de cette enveloppe. Enfin, privilégiez une entreprise dont l’offre commerciale est stable dans le temps, afin d’éviter que votre contrat ne soit résilié et maltraités en quelques années.

Notre sélection : Altiscore Groupe Pasteur Mutualité Multimédia (GPM Assurances) ; Épargne-retraite 2 Plus Asac-Fapès (assuré par Allianz Life) ; Fortuneo Life par Fortuneo Bank (Future), LinXEA Future of LinXEA (Future).

L’investisseur est en train de remplir les enveloppes

POIS. Pour faire fructifier votre argent sur les marchés financiers, deux enveloppes présentent une fiscalité particulièrement avantageuse. Tout d’abord, le Equity Savings Plan (PEA), où il est possible de loger des fonds investis à au moins 75 % dans des actions de sociétés de l’Union européenne, d’Islande, du Liechtenstein ou de Norvège. S’ils restent soumis à l’impôt sur la sécurité sociale, les gains en capital sur cessions et dividendes ne sont pas imposables à condition qu’ils soient maintenus ou réinvestis dans le régime pendant cinq ans.

Deuxièmement, les contrats d’assurance-vie multi-transporteurs, qui vous permettent également d’investir une bonne partie de votre encaissement des fonds d’actions. Il s’agit donc d’un bon complément au PEA lorsque celui-ci est plein (150 000 euros de paiements au maximum) ou pour diversifier son patrimoine en dehors de l’Europe. L’impôt sur les retraits après huit ans est très avantageux, puisqu’il est limité à 7,5 % hors taxes de sécurité sociale.

Quant au compte titres, il est s’est améliorée en matière d’impôts depuis la création du prélèvement forfaitaire unique de 30 % mais, à cet égard, est en deçà du PEA. Cette enveloppe n’est donc pas priorité, sauf à des fins de transmission puisque le compte titres, contrairement au PEA, peut être abandonné et même démembré.

Notre sélection de fonds sur glissez dans votre PEA : Valeurs durables d’Amundi (FR0000991424) ; Managers de Dorval (FR0010158048) ; Casquette Sycomore France (FR0007065743) ; Tocqueville Value Europe (FR0010547067).

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contrats

Avec 100 000 euros, c’est possible d’investir directement dans le capital de l’entreprise, mais malgré ce montant coquette, il sera difficile de parvenir à une véritable diversification. Pour identifier les opportunités, vous devez vous rapprocher d’intermédiaires spécialisés ou l’association Love Money qui met en relation les épargnants et les entreprises quête de financement (love-money.org).

Le joueur fait le pari de l’entreprise

Non listé. Entrer dans le capital d’une entreprise et ainsi participer à son développement peut être très rentable. D’autant plus que le pool est important, bien plus que celui des sociétés cotées en bourse. En retour, vous devez accepter un risque très élevé, une faible liquidité des titres et une longue période d’investissement. Une réduction d’impôt, portée en 2019 à 25 % du montant investi, dans la limite de 50 000 euros (100 000 euros pour un couple), est accordée. À condition que les titres soient conservés pendant au moins cinq ans. Les entreprises choisies doivent emploient moins de 250 employés, réalisent un chiffre d’affaires inférieur à 50 millions d’euros et n’appartiennent pas à un grand groupe.

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Autre possibilité : investir via des fonds, moyennant des frais relativement élevés. Fonds d’investissement proximité (FIP) et fonds communs de placement pour l’investissement dans l’innovation (FCPI) vous permettent de bénéficier des mêmes avantages fiscaux, jusqu’à concurrence de 12 000 euros (24 000 pour un couple). fonds communs de placement risqués (FCPR), moins limités dans leur univers d’investissement, ne permettent pas bénéficiez de l’avantage fiscal lors de l’abonnement mais offrez une exonération l’impôt sur les plus-values à la sortie.

Solidarity combine des produits engagés

assurance vie. L’ Certains produits sont axés sur la solidarité. Depuis 2004, la mutuelle Carac offre un soutien unique à Entraid’Epargne Carac. 1 % des paiements sont reversés à l’une des cinq associations partenaires, 66 % de ce montant pouvant être recouvré sous la forme d’une réduction d’impôt. Le fonds en euros a déclaré 2,10 % en 2018, un taux en hausse de 0,10 point par rapport à celui des autres contrats de la mutuelle. Depuis 2013, les banques régionales du Crédit Agricole ont également donné accès au Contrat de solidarité Composé d’un fonds en euros comprenant 5 à 10 % d’investissements solidaires et de plusieurs unités de comptes de solidarité, ce contrat prévoit la redistribution de 1 % des paiements à Initiative France, un réseau d’aide pour création d’entreprises. Enfin, depuis fin 2015, Maif a consacré 1 % de l’encours de son contrat Responsable et Solidarité à un fonds de solidarité.

Les fonds de solidarité. Les fonds de solidarité sont également accessibles en ligne. Une quarantaine d’investissements solidaires de nature et de gestion diverses affichent le logo Finansol (liste disponible sur Finansol.org). Tous les grands réseaux bancaires proposent de tels médias dans leur gamme. En règle générale, 5 à 10 % des encours sont investis dans des organisations solidaires ayant des objectifs divers. Les autres fonds ont une dimension de partage : vous donnez une partie de vos revenus. Comme le diversifié Libertés & Solidarity, créé en 2001 à l’initiative de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) et distribué par La Banque Postale. Ce fonds allie éthique et partage. 50 % des revenus (dividendes et intérêts) sont remboursés à la FIDH.

Notre sélection : Insertion Emplois dynamiques (FR0010702084) ; Liberté et solidarité (FR0000004962) ; Solidarité Amundi (FR0011161173).

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